Le Premier ministre, Gal Abdoulaye Maïga a fait ce mercredi 3 juin une mise au point affirmant que l’Alliance des États du Sahel (AES) n’est pas un instrument anti-CEDEAO. C’était au cours de la cérémonie de lancement du forum panafricain des médias, qui se poursuivra jusqu’au 6 juin.
Devant les participants venus d’une dizaine de pays, le Premier ministre, Gal Abdoulaye Maïga a avancé “trois idées à déconstruire”. Selon lui, l’idée selon laquelle “la transition n’a pas de cap” n’est pas correcte, précisant que le gouvernement travaille à mettre en œuvre les 517 recommandations issues des Assises Nationales de la Refondation et la vision 2063.
En second lieu, il déconstruit la pensée selon laquelle “la transition est isolée”. Il en cite comme preuve la participation de plusieurs pays à ce forum, dont le Maroc, le Tchad, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Cameroun.
La dernière idée qu’il a tenté de déconstruire est le fait de penser que “l’AES a été conçue par les chefs d’État comme étant un instrument anti-CEDEAO”. À ce sujet, il est sans équivoque: “Certains pensent que l’AES a été pensée et conçue comme un instrument anti-CEDEAO. Ce qui est totalement faux”. Il a rappelé à cet égard que la Charte de Liptako-Gourma instituant l’Alliance des États du Sahel mentionne le traité de la CEDEAO.
“L’AES n’est pas du tout, contrairement à ce qu’on croit, un instrument anti-CEDEAO. Elle est un instrument de panafricanisme et de défendre la vision panafricaniste des chefs d’État partagée par les populations”, a-t-il insisté.
Le chef du gouvernement a fait cette déclaration dans un contexte où la CEDEAO et l’AES ont repris le dialogue. Le 25 mai dernier, Lansana Kouyaté, négociateur en chef de la CEDEAO, s’est rendu à Ouagadougou pour y rencontrer le Capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso et en exercice de la Confédération des États du Sahel.
M.C/NouvelleAfrique






