En tournée en Afrique de l’Ouest, le Secrétaire adjoint aux Affaires africaines, Frank Garcia, a bouclé, vendredi 17 juillet 2026, une visite au Mali où il a eu un agenda chargé. 

Dans la capitale malienne, le diplomate américain a eu des échanges avec les autorités maliennes, particulièrement le ministre des Affaires étrangères et le Premier ministre. Au cours de son entretien, le 17 juillet, avec Abdoulaye Diop, chef de la diplomatie, il a évoqué la question de la Cour Pénale Internationale (CPI) en « saluant la décision du Mali de commencer à se retirer officiellement » de cette organisation, selon des sources diplomatiques. Une affirmation qui fait suite à des « récentes conversations » entre Washington et Ouagadougou et Niamey, qui ont pris la même décision. 

« Un tribunal en proie à la justice sélective »

Pour rappel, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont conjointement annoncé en septembre 2025 leur décision de quitter la Cour Pénale Internationale. Chacun des trois pays a notifié en juin dernier au Secrétariat des Nations unies sa décision de se retirer, qui sera effective en juin 2027, conformément aux textes de l’organisation. 

« Les États-Unis respectent la décision de chaque nation de quitter un tribunal en proie à une justice sélective et à des procédures judiciaires armées », précise le bureau des affaires africaines du département d’État américain dans une note relative à la rencontre entre Frank Garcia et Abdoulaye à Bamako. 

Il est à noter que les États-Unis ne sont membres de la Cour pénale internationale (CPI) depuis sa création. Le 13 juillet dernier, le Secrétaire d’État américain Mark Rubio a lancé « une vaste campagne visant à neutraliser la menace que représente la Cour pénale internationale pour la souveraineté des États-Unis ». Washington reproche à la CPI d’être « une menace intolérable pour la souveraineté des États-Unis ». 

À Bamako, Secrétaire adjoint des États-Unis chargé des Affaires africaines, Frank Garcia a discuté avec le Chef du gouvernement malien, Gal Abdoulaye Maïga, d’autres sujets. Au menu de leurs échanges, la question des opportunités d’affaires entre les deux pays, principalement dans les domaines des mines, des nouvelles technologies, de la coopération en matière de sécurité et des projets d’envergure dans le domaine de la santé. 

Cette rencontre intervient plus de six mois après l’entrée en vigueur en janvier dernier de la décision de Washington d’interdire l’entrée des Maliens détenteurs de certains types de visas sur le sol américain. Bamako a, à son tour, appliqué la réciprocité sur cette mesure. 

M.C/NouvelleAfrique 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici