Près de trois semaines après avoir annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec la France, le Burkina Faso a rapatrié, le 13 juillet 2026, l’ensemble de son personnel diplomatique et consulaire en poste à Paris. Cette décision fait suite à la fermeture de son ambassade en France, intervenue le 26 juin dernier.
Ouagadougou avait justifié sa décision par « le manque des conditions indispensables à la promotion de relations fondées sur le respect mutuel, la confiance réciproque, le respect du principe de non-ingérence dans les affaires intérieures et de la souveraineté nationale ».
Selon le ministère des Affaires étrangères, le personnel diplomatique et consulaire de l’ambassade et du consulat général du Burkina Faso est bien rentré au pays. Cela, contrairement aux rumeurs évoquant une prétendue demande d’asile adressée aux autorités françaises par certains des membres du personnel.
Au nombre de douze, les diplomates ont été reçus, le 13 juillet à Ouagadougou, par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, la ministre déléguée, Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré/Kaboré, ainsi que leurs proches collaborateurs.
À noter que depuis l’arrivée au pouvoir des militaires au Mali en 2021, au Burkina Faso en 2022 et au Niger en 2023, les relations diplomatiques entre les trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) et plusieurs de leurs anciens partenaires occidentaux se sont fortement dégradées.
G.T/NouvelleAfrique







