Si les projets budgets de l’Agence Nationale de la Sécurité d’État, de la Présidence de la République, du Conseil National de Transition, de la Primature connaissent une augmentation, ceux de certains départements ministériels dont les ministères de la Défense, de l’Énergie sont revenus à la baisse comparativement à la loi de Finances rectificative de 2024.

Le projet de loi de Finances pour l’exercice 2025 est la table sur du Conseil National de Transition (CNT). Cet organe ayant effectué, le 7 octobre dernier, sa rentrée parlementaire l’examinera au cours de cette session budgétaire qui ne peut excéder 75 jours.

Il ressort dudit document, élaboré par le ministère de l’Economie et des Finances, la hausse du budget des institutions et organismes étatiques. Par exemple, il est prévu 95,686 milliards FCFA pour le département des Transports et des Infrastructures contre 36,165 milliards de FCFA dans la loi de Finances rectificative de 2024. C’est également le cas du ministère de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable dont le budget passe de 10,430 milliards de FCFA à 25,682 milliards de FCFA.

L’enveloppe du Département chargé de l’Administration territoriale y passe de 74 630 619 milliards de FCFA à 88 961 590 milliards de FCFA. Celle du ministère de l’Education nationale est de 455 419 579 milliards de FCFA en lieu et place de 444 752 485 milliards de FCFA.

Par contre, l’on note la réduction de budgets de certains ministères stratégiques. Il s’agit notamment du département de la Défense et des Anciens Combattants qui passe de 565 706 008 milliards de FCFA en 2024 à 485 058 540 milliards de FCFA pour l’exercice 2025.

C’est aussi le cas du ministère de la Sécurité et de la Protection civile qui se voit attribuer 184 884 849 milliards de FCFA contre 195 192 139 milliards de FCFA en 2024. Malgré le contexte de crise énergétique aiguë, le budget du ministère de l’Energie et de l’Eau chute de 126 562 223 milliards FCFA à 92 892 016 milliards de FCFA. 

La Présidence, le CNT, la Primature

Pour ce qui concerne les institutions, le projet de texte prévoit pour la Présidence de la République 17 748 735 milliards de FCFA contre 17 216 139 milliards de FCFA en 2024. Il octroie 13 897 297 milliards FCFA à l’Assemblée nationale – actuel Conseil National de Transition – contre 11 725 738 milliards FCFA dans la loi de finances rectificative 2024. L’enveloppe de la Primature est aussi en hausse passant de 13 016 745 milliards de FCFA à 13 556 383 milliards en 2025.

La Cour constitutionnelle se voit attribuer 1 399 698 milliards FCFA contre 1 077 812 milliard, la Cour suprême 7 348 276 milliards de FCFA contre 4 249 683 milliards de FCFA dans la loi rectificative 2024. À la lecture du document, consultable ici sur le site du ministère de l’Économie et des Finances, l’Agence Nationale de la Sécurité d’État (ANSE) disposerait d’un budget de 21 222 916 milliards de FCFA contre 17 924 657 milliards FCFA, soit une augmentation de plus de 3,2 milliards de FCFA si le projet de texte adopté en l’état par l’Organe législatif.

En ce qui concernent les dépenses électorales et du budget de l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections (AIGE), les détails sont disponibles ici.

MC/NouvelleAfrique

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