L’hôtel Dunia à Bamako abrite, du 23 au 24 septembre, un important forum multi-acteurs sur les principes de la recevabilité organisé par la Coalition pour l’Observation Citoyenne des Élections au Mali (COCEM). Objectif : promouvoir le dialogue entre autorités administratives et citoyens autour des principes de recevabilité afin de renforcer la confiance, la participation citoyenne et l’inclusion dans la gouvernance et le processus des réformes.

Dans son intervention, l’agent chargé d’expédier les affaires courantes de la mairie de la Commune IV du district de Bamako a insisté sur l’importance de la recevabilité entre gouvernants et gouvernés. Il a ainsi salué la tenue de ce forum qu’il trouve plus que nécessaire dans ce Mali en pleine refondation. Pour Mamoutou Touré, les gouvernants devraient « écouter les populations, recueillir les préoccupations et proposer des pistes de solutions ». Il a ainsi plaidé que ce forum propose des solutions aboutissant à la promotion de la bonne gouvernance. 

Pour sa part, la Secrétaire générale de la COCEM a précisé les différents objectifs de ce forum. Ils sont, entre autres : le renforcement de  la compréhension des participants sur les principes, mécanismes et enjeux de la redevabilité publique ; l’instauration d’un dialogue direct et constructif entre autorités administratives et citoyens ; l’identification des principaux obstacles à la participation citoyenne et à la redevabilité dans la gouvernance publique ; le renforcement de la prise en compte des préoccupations des femmes, jeunes, PVH et PDI dans les espaces de dialogue et de décision ; la formulation de recommandations en faveur d’une gouvernance plus inclusive et redevable.

Ce que la COCEM et ses partenaires attendent comme résultats, c’est d’avoir, entre autres : un espace de dialogue direct entre autorités administratives et citoyens est créé ; la compréhension de 50 participants a été renforcée sur les principes et mécanismes de redevabilité ; les principaux défis liés à la redevabilité et à la participation citoyenne ont été identifiés ; les préoccupations spécifiques des femmes, jeunes, PVH et PDI documentées…

Pour la Secrétaire générale de la COCEM, la redevabilité est une responsabilité partagée. « Elle engage l’autorité publique, mais elle engage également le citoyen », a-t-elle laissé entendre. 

Dans son discours d’ouverture, Mamadou Ibrahima Traoré, Conseiller aux affaires économiques et financières au Gouvernement du District de Bamako, a, lui aussi, salué cette initiative de la COCEM et de ses partenaires. Elle cadre bien, selon lui, avec l’engagement des autorités de la transition pour la promotion d’une bonne gouvernance. Il a ainsi plaidé pour des propositions de pistes de solutions cohérentes pour une gouvernance vertueuse. 

Il faut préciser qu’au cours de ces deux journées, plusieurs thématiques seront débattues. Il s’agit de : la compréhension commune des réformes politiques et institutionnelles au Mali : enjeux, avancées et défis ; Dialogue social et gouvernance apaisée : comment renforcer davantage la confiance entre institutions, populations et forces vives ; Redéveloppement, transparence et responsabilité publique : renforcer la participation citoyenne dans le processus de réformes ; Principes et mécanismes de la rédevabilité publique : autorités et citoyens face aux enjeux de transparence, participation et rédevabilité; Inclusion des femmes, jeunes, PVH et PDI dans la gouvernance ; responsabilité des autorités et devoirs citoyens : quelles obligations réciproques ; Mécanismes de dialogue, plaintes, feedback et suivi de l’action publique.

B.G/NouvelleAfrique 

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