Quelques mois après les États de la Confédération AES, le Tchad a annoncé, le lundi 27 juillet 2026, son retrait du statut de Rome de la Cour Pénale Internationale (CPI). Les raisons évoquées, c’est « l’efficacité limitée à géométrie variable » de l’institution judiciaire internationale.
Un autre coup dur pour la Cour Pénale Internationale. Un autre pays membre, le Tchad, claque sa porte. En effet, le gouvernement tchadien a officiellement dénoncé le malaise au sein de l’organisation et a annoncé son retrait de l’organisation. Le pays du maréchal Mahamat Idriss Déby Itno fustige le manque de résultats tangibles de l’organisation.
Pour le Tchad, sa décision résulte d’ « un examen approfondi du fonctionnement de la Cour dont l’efficacité est demeurée limitée et à géométrie variable ». Ce que le pays trouve inconcevable, c’est le fait que la majorité des États frappés par les décisions de la CPI sont les pays africains. Pour preuve, sur les treize enquêtes ouvertes par la CPI depuis sa création, neuf concernent des pays africains : l’Ouganda, la République démocratique du Congo, le Darfour (Soudan), la République centrafricaine, le Kenya, la Libye, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Burundi. Il déplore qu’à cette même date, la Cour comptait sept personnes détenues, dont six poursuivies dans des affaires liées au continent africain et une seule dans une situation située en dehors de l’Afrique.
À la suite de sa décision de retrait de la CPI, le Tchad a invité l’Union africaine et ses États membres à accélérer la mise en œuvre des mécanismes judiciaires continentaux. Pour ce pays, il est crucial de bâtir une justice africaine jugée « plus équitable, plus équilibrée, plus crédible et plus efficace », tout en respectant la souveraineté des États.
Washington appelle tous les pays à quitter la CPI
Dans cette décision, le Tchad a rejoint les pays de l’AES qui avaient, eux aussi, dénoncé « l’échec » de la CPI et sa politique de « deux poids, deux mesures ». Le Tchad, comme les États de l’AES, a indiqué préférer mettre en avant les mécanismes africains pour traiter les crimes les plus graves commis sur le continent.
Il faut rappeler que les États unis avaient salué la décision malienne de claquer la porte de la CPI. En réaction à l’annonce du retrait du Tchad, Washington appelle tous les États membres de la CPI à se retirer du statut du Rome.
BG/NouvelleAfrique






