L’Organisation continentale, à travers son Conseil de Paix et de Sécurité, appelle les autorités maliennes à respecter les promesses. Elle envisage de nommer son Haut Représentant à Bamako et réclame une reprise du dialogue entre la CEDEAO et l’AES.

Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine, réuni en sa 1212ème réunion à Addis-Abeba, le 20 mai dernier, a réexaminé la situation politique des cinq États africains en Transition dont le Mali. Dans le communiqué issu de cette rencontre, rendu public récemment, l’Organisation annonce “prendre acte du Dialogue inter-Maliens pour la Paix et la Réconciliation” dont les recommandations ont été remises au président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta.

Si l’institution prends acte de sa tenue, elle se montre “préoccupée par l’absence de participation politique inclusive  à ces concertations   “en raison de la suspension” des activités des Partis politiques et des activités à caractère politique des associations.

“Lever la suspension des activités politiques”

L’Organisation africaine appelle, à cet effet, les autorités de la transition à “prendre les mesures appropriées pour reconsidérer la décision”, en vigueur le 10 avril dernier. En plus de demander de “garantir l’inclusivité dans la gestion du processus de transition”, elle “appelle les Autorités de la transition à honorer les promesses faites au peuple malien, dans le cadre de la charte de transition existante, de la feuille de route et du calendrier.

Selon son Conseil de Paix et de sécurité, le contexte d’expiration de la deuxième période de transition exigeait plutôt de larges consultations préalables en vue d’un consensus sur une feuille de route pour l’organisation des prochaines élections.

Une mission à Bamako et nomination d’un Haut représentant

Dans son document, disponible ici, le Conseil préconise l’organisation par la commission de l’UA d’une mission d’information à Bamako pour discuter des conclusions du Dialogue inter-Maliens. Lequel a particulièrement recommandé une énième prorogation de la Transition de 2 à 5 ans et la suscitation de la candidature du Colonel Assimi Goïta, président de la Transition.

Partant du constat d’un manque de leadership au sein du MISAHEL, le conseil demande au président de la Commission de “veiller à la nomination d’un Haut représentant au Mali.

Reprendre le dialogue entre la CEDEAO et l’AES

Au plan sous-régional, l’UA réagit à la décision du Mali, du Burkina Faso et du Niger de “se retirer sans délai” de la CEDEAO. Si elle en prend acte avec préoccupation, l’Organisation encourage les trois pays “à reconsidérer leur décision afin de favoriser l’intégration régionale.

Elle demande “la reprise du dialogue et de la médiation entre la CEDEAO et le Burkina Faso, le Mali et le Niger, en vue de promouvoir la mise en œuvre rapide des feuilles de route et des calendriers de transition respectifs, pour le retour à l’ordre constitutionnel”. Cet appel intervient dans un contexte où les trois pays ont déjà “définis” les contours de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) et après la visite du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye à Bamako puis à Ouagadougou où il a tenté sans succès à “ramener les trois pays dans la famille”.

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