L’opération spéciale d’immatriculation des engins motorisés à deux et trois roues a débuté ce lundi 15 juin 2026 dans le district de Bamako ainsi que dans les capitales régionales. Des citoyens, dans la capitale malienne, adhérent à la mesure même si certains pointent du doigt « la lenteur du processus ».
Comme annoncé le 10 juin dernier, l’opération d’immatriculation des engins à roues a démarré lundi 15 juin au Mali. Plusieurs centres centres ont été mis en place à travers le pays notamment à Bamako.
Des files d’attente à Sogoniko
À la Direction régionale des transports du District de Bamako, l’engouement était au rendez-vous, à travers des rangs qui s’étaient formés. Sous une forte chaleur et confrontés à des difficultés financières, de nombreux usagers sont contraints de patienter de longues heures pour se faire enregistrer. Sur leur visage la fatigue est perceptible ce mardi 16 juin.
Malgré ces difficultés, plusieurs d’entre eux saluent l’initiative, qu’ils jugent nécessaire dans le contexte sécuritaire actuel du pays. C’est le cas de Dieudonné Kéko, âgé d’une trentaine d’années qui félicite les autorités pour cette mesure.
« Je suis là depuis 6 heures du matin, mais cela ne me dérange pas. Pour moi, la sécurité passe avant tout. Même s’il faut attendre 72 heures pour immatriculer son engin, nous sommes prêts à le faire. Cette mesure pourrait non seulement protéger nos motos contre les vols, mais aussi aider les autorités dans leur lutte contre le terrorisme », a-t-il confié.
Un coût jugé « trop élevé »
Si beaucoup adhèrent à la mesure, son coût fixé à 12 000 FCFA fait grincer un peu les dents. En atteste Abdoul Naser Touré, conducteur de moto-taxi qui estime que le principal obstacle reste le coût de l’opération.
« Je suis venu voir si l’opération avait réellement commencé. Le montant demandé est trop élevé pour moi», glisse -t-il en souriant. Il ajoute: « même si on me permettait de passer sans faire la queue, je ne pourrais pas payer. Je n’ai pas les 12 000 FCFA nécessaires », s’est-il plaint.
D’autres usagers interrogés sur place pointent également du doigt le coût et surtout la lenteur du processus. « Personne ne peut dire que cette initiative est mauvaise. Cependant, certains aspects doivent être revus. D’abord, les frais sont un peu élevés. Ensuite, les procédures sont très lentes. Nous sommes là depuis 6 heures du matin pour l’enregistrement et l’on nous demande maintenant de revenir demain pour effectuer le paiement. Pourtant, il serait possible de mettre en place un système de paiement en ligne », a indiqué l’un d’entre sans souhaiter être cité nommément.
Selon le ministère des transports, certaines conditions sont nécessaires pour immatriculer sa moto. Pour les dossiers, il faut une pièce d’identité, un certificat de résidence ; la facture d’achat ou la vignette de l’année en cours de l’engin ; ainsi qu’une Déclaration de mise en circulation (DMC) à renseigner au centre d’immatriculation.
Pour rappel, cette opération d’immatriculation s’ajoute aux récentes mesures sécuritaires prises par le par le gouvernement. Il s’agit notamment de la suspension de la circulation des motos de cylindre supérieur ou égale à 125 cm³ hors des grandes agglomérations pour un an et l’interdiction à la population d’accéder à 39 zones d’intérêt militaire ( forêts).
G.T/NouvelleAfrique






