Le ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué a officiellement reçu ce jeudi 20 mars le rapport annuel d’activités des services centraux et assimilés ainsi que des juridictions. Il ressort de ce document que le nombre des détenus à la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako (MCA) est passé de 4 500 en 2023 à 3750. 

668 contre 289, c’est le nombre des pages du nouveau Rapport annuel qui retrace les activités de l’année écoulée. Selon le Dr Boubacar Sidiki Diarra, secrétaire général du département de la justice, cette initiative «constitue incontestablement un devoir de reddition de compte et institue la culture du résultat tout en réfutant la médiocrité, l’immobilisme et l’anachronisme».

Des résultats probants enregistrés 

Il a révélé que la justice malienne a engrangé des résultats honorables en 2024. Dans le seul domaine institutionnel, l’on note la création ou l’opérationnalisation de sept structures dont le Pôle national économique et financier (PNEF); le Pôle judiciaire de lutte contre la cybercriminalité (PJLC); la Direction nationale des Droits de l’Homme (DNDH) et l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués (ARGASC). S’y ajoutent l’École nationale de l’administration pénitentiaire et de I ’éducation surveillée (ENAPES); le Parquet spécialisé du pole judiciaire de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée séparée du tribunal de Grande instance de la commune VI ; et la Cour Administrative d’Appel de Bamako.

Dans le domaine de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, le rapport 2024 évoque plus de 400 milliards FCFA recouvrés, régularisés, payés en caution ou en dommages-intérêts. Ce qui confirme la révélation faite, en janvier dernier, par le Garde des Sceaux au cours de la cérémonie de clôture de la 3ᵉ édition de la semaine de la justice.

Ce rapport évoque aussi le recrutement de 316 auditeurs portant un nombre total de magistrat de 499 en décembre 2024, de 240 greffiers en chef et de 125 fonctionnaires de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée. Il fait aussi mention de 10 projets de textes initiés ou adoptés ou en cours d’adoption. Aussi, au cours de l’année écoulée, plusieurs magistrats, greffiers et officiers de police judiciaire ont été formés.

Le document mentionne également le contrôle des 16 juridictions, de 16 maisons, de 4 pénitenciers agricoles et 13 faits signalés. Il relève 22 transfèrements qui a concerné un nombre total de 1750 détenus, sur Kéniéroba, Koulikoro; Bla; Fana; Dioïla. « De 4500 détenus en 2023, la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako a été ramenée à 3 750 diminuant drastiquement la surpopulation carcérale », précise le rapport.

Plusieurs actions en perspectives

En termes des perspectives pour l’année 2025, elles concernent, entre autres le nouveau programme décennal de la justice 2025-2034, le Logiciel de gestion des dossiers judiciaires donnant corps à la dématérialisation des procédures judiciaires ; l’Informatisation du registre du commerce et du crédit mobilier et du fichier national ; l’Informatisation du casier judiciaire, en cours de finalisation ; la création de l’imprimerie de la justice pour mettre définitivement fin la fabrication des sceaux de l’État au coin des rues ou la falsification des cachets des autorités publiques ; la création de la Direction de la Justice pour enfants pour prendre à bras le corps les questions lancinantes de l’enfance en contact avec la loi ; la création de la médaille de mérite de la justice…

B.G/Nouvelle Afrique

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