Par une déclaration, l’assemblée générale des États parties de la Cour pénale internationale (CPI) se prononce sur le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger du Statut de Rome.
L’assemblée générale des États parties, principal administrateur et le corps législatif de la CPI, s’inquiète du retrait annoncé par les trois pays de l’alliance des États du Sahel (AES). Dans une déclaration, sa présidence annonce avoir “pris note avec préoccupation” les démarches entreprises par les gouvernements des pays concernés, ajoutant “regretter ces développements”.
“Les décisions des États Parties de se retirer du Statut de Rome risquent de compromettre la poursuite collective de la justice et d’affaiblir les efforts mondiaux visant à mettre fin à l’impunité”, s’inquiète-t-elle.
Toutefois , elle rappelle que “le retrait du Statut de Rome ne libère pas un État Partie des obligations nées pendant la période au cours de laquelle il était partie au Statut”.
Elle “appelle le Burkina Faso, le Mali et le Niger à demeurer des États parties engagés au Statut de Rome”. Elle leur demande de “poursuivre des échanges constructifs dans le cadre des travaux de l’Assemblée des États Parties”, tout en encourageant les trois pays “à prendre part à un échange de vues constructif sur cette question”.
Pour rappel, les pays membres de la confédération des États du Sahel ont conjointement annoncé le 22 septembre 2025 leur retrait avec effet immédiat de la CPI. Près de dix mois après cette annonce, le Mali a par exemple notifié à l’ONU, le 18 juin 2026 sa décision qui devient effective le 24 juin 2027.
M.C/NouvelleAfrique






