La jeunesse Ginna Dogon a dénoncé, ce mercredi à travers un communiqué signé par son président Bocary Guindo, les attaques terroristes répétitives contre plusieurs villages dans la région de Bandiagara. Elle appelle le gouvernement «à ne pas abandonner» le pays dogon dans ces circonstances.
Plusieurs villages dans la région de Bandiagara ont fait l’objet d’attaques terroristes depuis ces derniers jours. Des civils tués, d’autres ont vu tous leurs biens incendiés ou emportés par les forces du mal. Tel est le constant amer fait la jeunesse Ginna Dogon. « Ces attaques barbares, qui ont causé des pertes en vies humaines, des blessés, des déplacements massifs de populations, parfois de villages entiers, ainsi que le pillage et la destruction de biens, plongent une fois de plus des familles entières dans la détresse de l’insécurité », déplore Bocary Guindo qui condamne avec la plus grande fermeté ces actes terroristes et criminels.
Ce qui est surtout très alarmant, c’est le fait que la finalité de ces violences soit «de contraindre les populations à se soumettre à leurs exigences et à adhérer à leurs accords et diktats ». Pourtant, insiste Bocary Guindo, « une telle entreprise d’asservissement des populations est inacceptable ».
Risque d’insécurité alimentaire
Au-delà des pertes énormes en vies humaines, de biens matériels, ces attaques terroristes en ces moments d’hivernage risquent de compromettre la sécurité alimentaire. « Chaque village abandonné, chaque famille déplacée et chaque champ devenu inaccessible compromet davantage la sécurité alimentaire et économique de ces populations déjà durement éprouvées par des années de crise », alerte le président de la jeunesse Ginna Dogon qui déplore l’absence ou même l’absence d’intervention concernant certaines alertes faites par les populations.
« Ne pas abandonner le pays Dogon »
Pour la jeunesse Ginna Dogon, le Gouvernement doit agir pour mettre fin à cette dégradation de la situation sécuritaire. Le gouvernement est donc invité à renforcer de manière urgente et durable la protection des populations civiles dans les zones les plus exposées, assurer une réponse rapide et effective aux alertes et aux menaces signalées par les populations ; à apporter une assistance humanitaire urgente aux familles victimes et déplacées ; à organiser, dans les meilleurs délais, le retour sécurisé et digne des populations déplacées dans leurs villages. Pour Bocary Guindo et son, bureau, les populations doivent être secourues.
« Elles ne demandent ni privilège, ni faveur. Elles demandent simplement le droit de vivre, de cultiver leurs terres, de protéger leurs familles et de transmettre leur patrimoine en paix », défend la jeunesse Ginna Dogon qui appelle « les plus hautes autorités de l’État à faire de la protection effective des populations du Pays Dogon une urgence nationale et à prendre des mesures à la hauteur de la gravité de la situation ». Bocary Guindo plaide à ce que « le pays Dogon ne soit pas abandonné ».
B.G/NouvelleAfrique





