La Confédération des États du Sahel dénonce “une ingérence grave, concertée et délibérée dans les affaires intérieures” du Niger, dans un communiqué rendu public ce jeudi 18 mars. Une prise de position en réaction au vote, le 12 mars 2026, d’une résolution par le parlement européen exigeant “la libération immédiate et inconditionnelle” du président déchu Mohamed Bazoum, son épouse et d’autres détenus.
Cette institution parlementaire avait dénoncé “une détention arbitraire et injustifiée” de Mohamed Bazoum près de trois ans après le coup d’État de juillet 2023 à Niamey.
“La Confédération des États du Sahel condamne avec fermeté cette ingérence grave, concertée et délibérée dans les affaires intérieures d’un État souverain”, indique son collège dans son communiqué, signé par le Capitaine Ibrahim Traoré.
L’Organisation reproche au parlement européen d’avoir “choisi la sélectivité inopportune et malveillante” en gardant le silence sur la crise sécuritaire dans le Sahel, l’enlèvement de Nicolás Maduro et l’assassinat du guide iranien. Elle accuse les initiateurs de la résolution de vouloir “rétablir un système créé et entretenu pour ne servir que les intérêts de l’ancienne puissance coloniale”.
Selon la Confédération, elle “n’a ni d’injonctions, ni de leçons de gouvernance à recevoir”. Elle évoque “une résolution totalement en déphasage avec sa nouvelle dynamique politique, économique et sociale” qui “ne saurait en aucun cas influencer sa marche”.
MC/NouvelleAfrique






