Le projet de loi de finances rectificative, en attente d’être examiné par le Conseil National de Transition (CNT), ne contient pas le budget des élections. Son enveloppe de 80,750 milliards FCFA à laquelle s’ajoutent d’autres, a été redirigée vers les opérations de sécurisation. 

Au Mali, son apparition dans la loi de finances 2025 avait suscité de l’espoir quant à la tenue des élections devant mettre fin à la Transition. Le budget alloué à l’organisation des élections, absent dans la loi de finances de 2024, vient de nouveau d’être retiré du projet de loi de finances rectificative 2025, qui sera soumis l’examen du Conseil National de Transition (CNT), organe législatif de la Transition. 

Parallèlement à ce retrait, le budget annuel de l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections (AIGE), agence chargée d’organiser les élections, connaîtra une baisse. Il passera de 6,093 milliards de FCFA à 5,274 milliards, soit une baisse de 822,060 millions de FCFA.

Il y a huit mois, il était réinscrit dans la loi de finances, adoptée le 19 décembre 2024, par l’organe législatif, sous l’appellation “dépenses électorales” dont le coût était fixé à 80,750 milliards FCFA. Cette partie disparaît du projet de la loi de finances rectificative, qui “annule certaines inscriptions initiales à hauteur de 157,128 milliards de FCFA”. Cette manne financière a été réaffectée aux “opérations de sécurisation du territoire national“. 

Ce retrait confirme et conforte l’octroi sans élection d’un mandat de cinq ans renouvelable autant de fois que nécessaire jusqu’à la pacification du pays au Général d’armée Assimi Goïta. Ce dernier, désormais éligible aux prochaines élections, est officiellement au pouvoir depuis juin 2021. Des mesures actées par la Charte de la Transition, révisée et promulguée le 8 juillet 2025. 

“Les élections ne sont pas une priorité aujourd’hui, car il s’agit d’abord de pacifier le pays eu égard à la multiplication des attaques terroristes sur l’ensemble du territoire national”, avait déclaré en juillet dernier Mamani Nassiré, ministre délégué auprès du Premier ministre chargé du soutien au processus électoral et des réformes politiques. 

Le projet de loi de finances rectificative disponible ici est porté par le ministère de l’économie et des finances.  

MC/NouvelleAfrique

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